Quel bilan RSE trois ans plus tard ? par Reach out communication

Nous avions rencontré Everest Isolation en 2016 et, déjà, sa politique RSE représentait un budget de 100 k€ par an.

Parce que chez ReachOut, nous aimons les relations qui durent et les développements durables, nous sommes retournés voir Philippe Million, son fondateur, pour en savoir plus.

Une chance qu’il ait été disponible en cette fin de moi de juillet. Mais pas un hasard : l’entreprise va fermer ses portes pour les congés d’été le 8 août, veille de la journée annuelle organisée (et prise sur le temps de travail, pas sur les vacances) par la Direction aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Philippe Million peut se targuer d’excellents résultats, et ce d’autant plus que le secteur de l’isolation est hyper aidé :  avec une offre isolation à 1 euro sur toute la Région Sud, le travail ne manque pas et les recrutements sont en cours. L’entreprise compte ainsi 5 personnes de plus soit une équipe de 41 collaborateurs aujourd’hui.

La croissance était de 17% en 2016. Elle frôle les 22% aujourd’hui. Un résultat d’autant plus soutenu que Philippe Million a une vision assez lointaine de son carnet de commande : le programme de la Région est prévu jusqu’à fin 2021 et les prévisions s’étalent jusqu’en 2028.

 

Qu’est-ce qui a changé depuis 2019 ?

La bienveillance et la qualité de vie au travail sont toujours au rendez-vous mais Philippe Million a voulu aller au-delà : « Avec l’émergence des Gilets Jaunes, nous nous sommes demandé comment nous pourrions augmenter le pouvoir d’achat des salariés sans pour autant augmenter les charges sociales, explique-t-il. Notre attention s’est portée sur le trajet domicile-travail, car ce sont les frais de carburant qui viennent vraiment grever le salaire de nos collaborateurs aujourd’hui ».

Ont ainsi été mis en place des vélos électriques pour les collaborateurs résidant à Orange. Mais aussi deux véhicules ZOE, qui sont à la disposition des salariés pour 139 € par mois, tout compris (au lieu des 250 € de coût de trajet, hors entretien du véhicule). Le rechargement de la voiture se fait au dépôt. « En plus de favoriser le pouvoir d’achat de nos collaborateurs nos émissions de CO2 sont largement en baisse », ajoute Philippe.

 

Mise en place d’une prime canicule.

Avec les fortes chaleurs enregistrées ces dernières semaines, la Direction a pris des dispositions pour éviter aux collaborateurs de travailler dans des conditions pénibles : les horaires ont donc été aménagés pour qu’ils finissent avant l’arrivée des grosses chaleurs. Des poches à eau ont été distribuées, ainsi que des gilets rafraîchissants. Des corbeilles de fruits sont aussi disponibles au dépôt

Mais surtout, une prime chaleur de 20 € bruts par jour et par salarié sur la période de chauffe a été mise en place pour le personnel en production, depuis le 15 juin jusqu’au 9 aout à la fermeture, quelle que soit la température. « Eu égard aux records enregistrés ces derniers jours, nous allons étendre cette mesure au personnel administratif », ajoute Philippe Million.

Une prime qui a donné lieu à trois reportages TV particulièrement intéressants dont un 20h de TF1 20h, le 13h de France 2 et un flash sur BFM ainsi qu’à un article dans la Provence.

 

Travailler ensemble, s’amuser ensemble

Les journées détente, anniversaires, BBQ sont toujours de mise, ainsi que les voyages à l’étranger. L’équipe est ainsi partie au Népal en 2017 pour rencontrer les jeunes filles qu’elle aide à scolariser depuis 5 ans via l’Association Chantal Mauduit

Cette année, les collaborateurs se préparent pour fin janvier en terre inconnue. Oui, en terre inconnue : preuve de la confiance qu’ils ont en leur Direction. Une destination qui va allier soleil, sport, et surtout, humanité.

« Nous partons malgré une activité intense mais ce n’est pas parce que beaucoup de travail qu’il faut annuler le reste. Voyager c’est une richesse en soi et nous savons qu’un collaborateur reposé est un collaborateur efficace : le travail sera rattrapé au retour ».

 

Boite à innovation, mécénat, aide à l’essaimage … la liste est longue

Le problème avec les actions d’Everest, c’est qu’on pourrait en faire un magazine entier en lieu et place d’un article.

Une boîte à créativité a été installée : tous les 6 mois, toutes les idées sont étudiées et les bonnes sont retenues. C’est ainsi que pour éviter que les enfants freinent le travail des collaborateurs en intervention chez les particuliers, une entreprise sur Sophia-Antipolis a été sollicitée pour créer jeu des 7 familles sur les énergies. Ces jeux sont donnés aux enfants : en plus de les occuper, ils apprennent les bons réflexes.

Les Ambassadeurs Eversest Isolation ont été créés : tout collaborateur devient commercial de l’entreprise, chacun mettant à profit ses réseaux. Certains ont amené 40 chantiers !

Everest Isolation continue de parrainer des Clubs sportifs : au travers du mécénat et du sponsoring, c’est quelque 30.000 euros par an qui sont distribués.

Enfin, une aide à l’essaimage a été installée pour que les collaborateurs puissent monter leur propre entreprise. Philippe Million n’hésite pas à ouvrir son réseau et ses contacts pour que chacun ait la possibilité de se réaliser.

 

Des résultats jusque sur les fiches de paie.

95 % des collaborateurs sont satisfaits, comme en témoigne le nombre de jours d’arrêt maladie : 2 jours par salarié et par an chez Everest contre 17 jours en moyenne en France.

Car quand on fait 22% de croissance, toutes les conséquences sont positives : sur la trésorerie, certes, mais aussi sur l’ambiance générale et sur les primes, notamment l’intéressement, qui représente en moyenne, entre 3.000 et 4.000 € par salarié. « Le seul problème que cette politique nous pose, c’est lors des élections des délégués du personnel : nous faisons PV de carence sur PV de carence car personne ne veut se présenter, plaisante le fondateur ».

Une transmission anticipée.

La vision de Philippe Million est claire et le chemin dégagé : la société est donc prête pour la transmission. « J’ai proposé le projet de reprise à 5 collaborateurs, explique Philippe Million. Ils en sont ravis. Les plus proches prennent des participations, soit 50% des parts de la société. Je pars deux mois en août et les laisse prendre leurs responsabilités pour diriger la société. Ce sera un premier test ». Rien n’est cependant laissé au hasard : ces collaborateurs sont en formation depuis 2 ans avec des consultants.

Ils auront aussi en charge la digitalisation de l’entreprise : Everest fait partie du programme de la Région Sud avec BPI : pendant 24 mois, formations, accompagnement et audits à 360 degrés de l’entreprise permettront un nouveau regard en vue de la digitalisation à venir.

Rendez-vous dans 3 ans avec la nouvelle direction !